17 mars 2007 - La déferlante occitane
Par OC, lundi 19 mars 2007 à 14:57 :: Actualités :: #38 :: rss
La manifestation occitane de Béziers du 17 mars 2007 a rassemblé plus de 20.000 personnes venues célébrer la culture occitane et demander à l'état une prise de position pour la reconnaissance des identités culturelles locales dont la langue et la culture d'oc.
"Déferlement occitan à Béziers" (Le Journal Du Dimanche)
"A Béziers, 20 000 occitans donnent de la voix" (Aujourd'hui en France)
"Béziers : la démonstration de force de la langue d'Oc. Occitans par milliers" (Midi-Libre)
"20 000 occitans" (La Dépêche)
"A Béziers, l'occitan n'est pas une langue morte" (L"Indépendant)
"Un rassemblement historique pour la langue d'Oc" (Hérault du Jour-La Marseillaise)
Voici deux reportages télévisés sur la Manifestation de Béziers pour la Langue Occitane :
PREMIER REPORTAGE
et :
DEUXIEME REPORTAGE
APPEL DE BEZIERS. Nous sommes venus ici de tous les coins du pays d’oc. Nous venons du Limousin, e d’Auvergne, nous venons de Drôme et d’Ardèche, des Alpes et des vallées d’Italie. Nous venons de Gascogne et du Périgord. Et il y a ici également des gens de Paris, car Paris est, à sa façon, une ville occitane. Et pour nous soutenir nous accueillons des amis de Catalogne, de Bretagne, de Corse… Ici, il y a des manuels et des intellectuels, comme on dit, des fonctionnaires et des commerçants, des jeunes et des retraités, des hommes et des femmes. Certains d’entre nous sont connus, d’autres ne le sont pas, ou pas encore. Nous faisons partie de la société qui vit et travaille dans tout le pays d’oc. Nous allons voter dans un peu plus d’un mois, mais nous ne voterons pas tous la même chose.Il y a ici des militants de tous les partis républicains, de tous les syndicats. Il y a ici des gens qui ont une religion, d’autres qui n’en ont pas. Certains d’entre nous sont nés ici, en pays d’oc, et y ont toujours vécu. D’autres ont dû partir gagner leur vie ailleurs. Et puis il y en a d’autres qui ne sont pas nés ici, qui n’y avaient pas de liens familiaux avant de s’y établir, de se créer des racines ici, en pays d’oc, et de découvrir ce qu’est ce pays. Oui, c’est tout cela que nous sommes, et ce n’est pas tous les jours qu’on peut observer un tel mélange dans une manifestation, à Béziers ou ailleurs.
Ce qui nous a amenés ici ? Nous avons une chose en commun : l’attachement à une langue, la langue occitane, la langue d’oc. Certains parmi nous la parlent bien, d’autres la parlent un peu moins bien, d’autres encore aimeraient la parler mieux, ou la parler, tout court. Certains savent la lire mais n’osent pas la parler, d’autres la parlent et n’osent pas la lire, encore moins l’écrire. Certains d’entre nous l’ont toujours parlée, d’autres ont dû l’apprendre, et ça n’a pas toujours été facile. Certains ici ne la parlent pas mais se souviennent que leurs parents la parlaient. D’autres ne la parlent pas, mais leurs enfants la parlent. Ceux d’entre nous qui la parlons, nous la parlons chacun à notre manière, à « nòstra mòda », comme on dit dans les vallées du Piémont d’oc. On ne la parle pas de la même façon en Provence et en Gascogne, en Limousin et dans les Alpes. Ce qui n’empêche pas que quand nous nous parlons, c’est bien la même langue que nous entendons, dans la diversité de ses accents et de ses mots. Elle change de village en village, nous dit-on, et c’est possible. Il n’empêche que de village en village, c’est la même. Ceux qui l’écrivent ne l’écrivent pas de la même façon ; mais c’est la même. Il y en a qui se rencontrent dans des associations, celles qui ont organisé cette manifestation, d’autres qui la soutiennent ; et il y en a des gens ici qui ne sont dans aucune association.Mais nous avons une chose en commun : nous pensons tous que la vie de cette langue est une chose importante, qui vaut d’être défendue. Et nous savons que nous sommes de plus en plus nombreux à le penser, nous savons qu’il y en a d’autres qui ne sont pas ici mais qui auraient aimé y être.
3- Mais si nous sommes ici, c’est que nous pensons que dans ce pays tout n’est pas fait pour défendre et développer notre langue.
- Nous constatons que jusqu’ici la France ne nous fait pas la place que mérite une langue qui est celle de citoyens français égaux à tous les autres. Car nous savons dire, dans notre langue, « Liberté, Egalité, Fraternité ».
- Nous constatons que c’est le résultat de siècles de mépris, de la conviction chez certains bons esprits que tout cela n’est rien d’autre que patois de pauvres, qui ne peuvent rien dire à qui que ce soit. Et nous sommes venus dire qu’il est temps que cela cesse.
- Nous constatons que la place de notre langue à l’école est sans proportion avec la demande qui se manifeste, quand on la laisse se manifester.
- Nous constatons que les médias lui font une place plus que réduite, que cela soit pour des émissions spécifiques, en langue, ou sous la forme de la présence de la langue dans des émissions générales : parmi toutes les musiques et les chansons, bonnes ou moins bonnes, qui passent sur les antennes, à la radio, à la télévision, quel pourcentage pour notre musique, nos chansons ?
- Nous constatons donc que les populations de nos régions, comme celles de l’ensemble de la France, n’entendent jamais, normalement, parler de nos productions culturelles. Elles ne savent même pas, parfois, qu’il existe une langue et une culture d’oc. Quand elles le savent, tout est fait pour qu’elles pensent que c’est juste affaire de folklore dépassé, qui n’a rien à dire aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui. Nous sommes venus ici pour dire que c’est une injustice, et, du point de vue de la culture en France, un gaspillage, un apauvrissement de la richesse culturelle de notre pays, une absence de respect pour des citoyens de ce pays qui se dit celui des droits de l’homme.
4- Certes, nous savons, et nous les en remercions, que certaines collectivités ont compris cela, et commencent à agir, à leur mesure,, pour que cela change. Des villes, des départements donnent leur aide, des régions, comme Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi Pyrénées, Limousin, ont mis en place des structures et un budget pour la langue. Et c’est bien. Mais la langue passe les frontières des départements et des régions. Elle franchit même celles de la France, pour se retrouver, langue d’Europe, en Espagne et en Italie. Il faut donc maintenant que régions, départements, communes, unissent leurs forces pour mener une politique pour cette langue qu’elles ont en partage. Mais n’oublions pas que l’Etat doit aussi pousser à la roue. Nous sommes venus ici pour le dire. Nos revendications ne sont pas de nature politicienne ; nous demandons justice, pas repentance. Mais nous demandons à être entendus.
Nous demandons :
- un service public de radio et de télévision en langue d’oc et une aide spécifique pour les opérateurs privés et associatifs qui, entre radio, presse écrite et télévision travaillent pour la langue.
- un soutien à la création, là encore avec une politique spécifique pour l’édition, le théatre, le spectacle vivant en général, le cinéma, la musique. Nous demandons les moyens qui permettront la circulation de l’information sur ces créations.
- que chacun puisse choisir, s’il le souhaite, un enseignement sous une forme ou sous une autre, un enseignement en occitan, bilingue à parité horaire ou par immersion. Nous demandons un enseignement de la langue et de la culture, de l’histoire des pays d’oc, un enseignement spécifique de la langue d’oc pour les adultes. Nous demandons que tout cela soit développpé, d’une façon concertée, afin de permettre une véritable offre de langue d’oc partout.
- la présence de la langue dans la vie publique, à travers par exemple le respect de la toponymie occitane et la mise en place d’une signalisation bilingue. -Nous demandons que soit encouragée l’utilisation de la langue d’oc dans les lieux publics et la vie sociale.
5- Tout ceci, qui doit permettre à une langue de vivre et à tous ceux qui le souhaitent de l’utiliser n’est pas la satisfaction ponctuelle concédée à la demande d’on ne sait quel lobby parmi tant d’autres.
L’enjeu, c’est :
- le respect que méritent notre langue et notre cultuire.
- la possibilité pour tous les habitants de nos régions, qu’ils en soient ou non originaires, de s’enrichir de la connaissance de la parole de nos régions.
- la possibilité pour ceux qui ne vivent pas chez nous de savoir que notre culture existe : pas seulement ceux d’ici qui sont partis ailleurs, mais tous les autres, Français à qui personne n’a dit que la culture française, c’est nous, aussi.
Bref, ce qui est en jeu, c’est la capacité de la société française à vivre tranquillement la diversité qu’elle revendique à l’échelle internationale, et qu’elle a tant de mal à reconnaître chez elle. C’est la libération des capacités créatives de nos régions d’oc, qui ne veulent plus être « provinces ».
5- De Béziers où nous sommes, c’est donc à l’ensemble de la société française que nous nous adressons.
La vie de notre langue ce n’est pas l’affaire des seuls spécialistes et des convaincus, ce n’est pas un particularisme étroit. Si cette langue nous concerne directement, nos pensons aussi qu’elle a des choses à dire aux autres, en France et dans le monde entier.
Et pour commencer, c’est à l’ensemble de ceux qui en France sont attentifs à la culture dans toute sa diversité que nous proposons de découvrir ce que nous sommes, et ce que sont notre langue et notre culture. Mais aujourd’hui c’est surtout aux candidats aux présidentielles et aux élections législatives prochaines que nous adressons notre appel, pour qu’ils prennent enfin en compte nos revendications. Parce que tous ceux qui sont ici ne sont pas venus pour un dernier baroud ou pour un enterrement, mais pour célébrer la possibilité d’une renaissance. Nous avons de l’enthousiasme, parce que nous sommes dans une dynamique qui veut donner un avenir à la langue et à la culture d’oc, parce que c’est notre droit. Nous allons partir de Béziers, mais cela ne veut pas dire que tout s’arrête. En rentrant chez nous, nous serons attentifs a ce qui se passera, et nous mènerons, avec nos associations, les actions nécessaires pour réussir. Nous ne laisserons pas tomber !
Anem Òc per la lenga occitana! Anem òc per la lenga !
Appel de Béziers – Collectif « Anem ! òc ! » Institut d'Estudis Occitans, Felibrige, F.E.L.C.O. Calandreta, Òc-Bi, Conselh de la Joventut d'Òc.
ALLER AU SITE OC >>>
"A Béziers, 20 000 occitans donnent de la voix" (Aujourd'hui en France)
"Béziers : la démonstration de force de la langue d'Oc. Occitans par milliers" (Midi-Libre)
"20 000 occitans" (La Dépêche)
"A Béziers, l'occitan n'est pas une langue morte" (L"Indépendant)
"Un rassemblement historique pour la langue d'Oc" (Hérault du Jour-La Marseillaise)
Voici deux reportages télévisés sur la Manifestation de Béziers pour la Langue Occitane :
PREMIER REPORTAGE
et :
DEUXIEME REPORTAGE
APPEL DE BEZIERS. Nous sommes venus ici de tous les coins du pays d’oc. Nous venons du Limousin, e d’Auvergne, nous venons de Drôme et d’Ardèche, des Alpes et des vallées d’Italie. Nous venons de Gascogne et du Périgord. Et il y a ici également des gens de Paris, car Paris est, à sa façon, une ville occitane. Et pour nous soutenir nous accueillons des amis de Catalogne, de Bretagne, de Corse… Ici, il y a des manuels et des intellectuels, comme on dit, des fonctionnaires et des commerçants, des jeunes et des retraités, des hommes et des femmes. Certains d’entre nous sont connus, d’autres ne le sont pas, ou pas encore. Nous faisons partie de la société qui vit et travaille dans tout le pays d’oc. Nous allons voter dans un peu plus d’un mois, mais nous ne voterons pas tous la même chose.Il y a ici des militants de tous les partis républicains, de tous les syndicats. Il y a ici des gens qui ont une religion, d’autres qui n’en ont pas. Certains d’entre nous sont nés ici, en pays d’oc, et y ont toujours vécu. D’autres ont dû partir gagner leur vie ailleurs. Et puis il y en a d’autres qui ne sont pas nés ici, qui n’y avaient pas de liens familiaux avant de s’y établir, de se créer des racines ici, en pays d’oc, et de découvrir ce qu’est ce pays. Oui, c’est tout cela que nous sommes, et ce n’est pas tous les jours qu’on peut observer un tel mélange dans une manifestation, à Béziers ou ailleurs.
Ce qui nous a amenés ici ? Nous avons une chose en commun : l’attachement à une langue, la langue occitane, la langue d’oc. Certains parmi nous la parlent bien, d’autres la parlent un peu moins bien, d’autres encore aimeraient la parler mieux, ou la parler, tout court. Certains savent la lire mais n’osent pas la parler, d’autres la parlent et n’osent pas la lire, encore moins l’écrire. Certains d’entre nous l’ont toujours parlée, d’autres ont dû l’apprendre, et ça n’a pas toujours été facile. Certains ici ne la parlent pas mais se souviennent que leurs parents la parlaient. D’autres ne la parlent pas, mais leurs enfants la parlent. Ceux d’entre nous qui la parlons, nous la parlons chacun à notre manière, à « nòstra mòda », comme on dit dans les vallées du Piémont d’oc. On ne la parle pas de la même façon en Provence et en Gascogne, en Limousin et dans les Alpes. Ce qui n’empêche pas que quand nous nous parlons, c’est bien la même langue que nous entendons, dans la diversité de ses accents et de ses mots. Elle change de village en village, nous dit-on, et c’est possible. Il n’empêche que de village en village, c’est la même. Ceux qui l’écrivent ne l’écrivent pas de la même façon ; mais c’est la même. Il y en a qui se rencontrent dans des associations, celles qui ont organisé cette manifestation, d’autres qui la soutiennent ; et il y en a des gens ici qui ne sont dans aucune association.Mais nous avons une chose en commun : nous pensons tous que la vie de cette langue est une chose importante, qui vaut d’être défendue. Et nous savons que nous sommes de plus en plus nombreux à le penser, nous savons qu’il y en a d’autres qui ne sont pas ici mais qui auraient aimé y être.
3- Mais si nous sommes ici, c’est que nous pensons que dans ce pays tout n’est pas fait pour défendre et développer notre langue.
- Nous constatons que jusqu’ici la France ne nous fait pas la place que mérite une langue qui est celle de citoyens français égaux à tous les autres. Car nous savons dire, dans notre langue, « Liberté, Egalité, Fraternité ».
- Nous constatons que c’est le résultat de siècles de mépris, de la conviction chez certains bons esprits que tout cela n’est rien d’autre que patois de pauvres, qui ne peuvent rien dire à qui que ce soit. Et nous sommes venus dire qu’il est temps que cela cesse.
- Nous constatons que la place de notre langue à l’école est sans proportion avec la demande qui se manifeste, quand on la laisse se manifester.
- Nous constatons que les médias lui font une place plus que réduite, que cela soit pour des émissions spécifiques, en langue, ou sous la forme de la présence de la langue dans des émissions générales : parmi toutes les musiques et les chansons, bonnes ou moins bonnes, qui passent sur les antennes, à la radio, à la télévision, quel pourcentage pour notre musique, nos chansons ?
- Nous constatons donc que les populations de nos régions, comme celles de l’ensemble de la France, n’entendent jamais, normalement, parler de nos productions culturelles. Elles ne savent même pas, parfois, qu’il existe une langue et une culture d’oc. Quand elles le savent, tout est fait pour qu’elles pensent que c’est juste affaire de folklore dépassé, qui n’a rien à dire aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui. Nous sommes venus ici pour dire que c’est une injustice, et, du point de vue de la culture en France, un gaspillage, un apauvrissement de la richesse culturelle de notre pays, une absence de respect pour des citoyens de ce pays qui se dit celui des droits de l’homme.
4- Certes, nous savons, et nous les en remercions, que certaines collectivités ont compris cela, et commencent à agir, à leur mesure,, pour que cela change. Des villes, des départements donnent leur aide, des régions, comme Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi Pyrénées, Limousin, ont mis en place des structures et un budget pour la langue. Et c’est bien. Mais la langue passe les frontières des départements et des régions. Elle franchit même celles de la France, pour se retrouver, langue d’Europe, en Espagne et en Italie. Il faut donc maintenant que régions, départements, communes, unissent leurs forces pour mener une politique pour cette langue qu’elles ont en partage. Mais n’oublions pas que l’Etat doit aussi pousser à la roue. Nous sommes venus ici pour le dire. Nos revendications ne sont pas de nature politicienne ; nous demandons justice, pas repentance. Mais nous demandons à être entendus.
Nous demandons :
- un service public de radio et de télévision en langue d’oc et une aide spécifique pour les opérateurs privés et associatifs qui, entre radio, presse écrite et télévision travaillent pour la langue.
- un soutien à la création, là encore avec une politique spécifique pour l’édition, le théatre, le spectacle vivant en général, le cinéma, la musique. Nous demandons les moyens qui permettront la circulation de l’information sur ces créations.
- que chacun puisse choisir, s’il le souhaite, un enseignement sous une forme ou sous une autre, un enseignement en occitan, bilingue à parité horaire ou par immersion. Nous demandons un enseignement de la langue et de la culture, de l’histoire des pays d’oc, un enseignement spécifique de la langue d’oc pour les adultes. Nous demandons que tout cela soit développpé, d’une façon concertée, afin de permettre une véritable offre de langue d’oc partout.
- la présence de la langue dans la vie publique, à travers par exemple le respect de la toponymie occitane et la mise en place d’une signalisation bilingue. -Nous demandons que soit encouragée l’utilisation de la langue d’oc dans les lieux publics et la vie sociale.
5- Tout ceci, qui doit permettre à une langue de vivre et à tous ceux qui le souhaitent de l’utiliser n’est pas la satisfaction ponctuelle concédée à la demande d’on ne sait quel lobby parmi tant d’autres.
L’enjeu, c’est :
- le respect que méritent notre langue et notre cultuire.
- la possibilité pour tous les habitants de nos régions, qu’ils en soient ou non originaires, de s’enrichir de la connaissance de la parole de nos régions.
- la possibilité pour ceux qui ne vivent pas chez nous de savoir que notre culture existe : pas seulement ceux d’ici qui sont partis ailleurs, mais tous les autres, Français à qui personne n’a dit que la culture française, c’est nous, aussi.
Bref, ce qui est en jeu, c’est la capacité de la société française à vivre tranquillement la diversité qu’elle revendique à l’échelle internationale, et qu’elle a tant de mal à reconnaître chez elle. C’est la libération des capacités créatives de nos régions d’oc, qui ne veulent plus être « provinces ».
5- De Béziers où nous sommes, c’est donc à l’ensemble de la société française que nous nous adressons.
La vie de notre langue ce n’est pas l’affaire des seuls spécialistes et des convaincus, ce n’est pas un particularisme étroit. Si cette langue nous concerne directement, nos pensons aussi qu’elle a des choses à dire aux autres, en France et dans le monde entier.
Et pour commencer, c’est à l’ensemble de ceux qui en France sont attentifs à la culture dans toute sa diversité que nous proposons de découvrir ce que nous sommes, et ce que sont notre langue et notre culture. Mais aujourd’hui c’est surtout aux candidats aux présidentielles et aux élections législatives prochaines que nous adressons notre appel, pour qu’ils prennent enfin en compte nos revendications. Parce que tous ceux qui sont ici ne sont pas venus pour un dernier baroud ou pour un enterrement, mais pour célébrer la possibilité d’une renaissance. Nous avons de l’enthousiasme, parce que nous sommes dans une dynamique qui veut donner un avenir à la langue et à la culture d’oc, parce que c’est notre droit. Nous allons partir de Béziers, mais cela ne veut pas dire que tout s’arrête. En rentrant chez nous, nous serons attentifs a ce qui se passera, et nous mènerons, avec nos associations, les actions nécessaires pour réussir. Nous ne laisserons pas tomber !
Anem Òc per la lenga occitana! Anem òc per la lenga !
Appel de Béziers – Collectif « Anem ! òc ! » Institut d'Estudis Occitans, Felibrige, F.E.L.C.O. Calandreta, Òc-Bi, Conselh de la Joventut d'Òc.
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